 Texte | Après ces premiers pas, ayant une formation de base solide qui lui servira de socle pour un développement futur, il se questionne, et est enclin de plus en plus à s'orienter vers une recherche personnelle en laissant définitivement le travail de copiste que des personnes de son entourage ainsi que certains amis lui demandaient. C'est ainsi qu'il entame un travail de recherche et d'introspection,qui le conduira dans un premier temps vers un besoin de dessiner des paysages de vus loin, comme des horizons, des montagnes, des plaines, des villages, des baies, des ports. Déjà se précise différentes possibilités très importantes dans ce processus de création : La première consiste à partir du vide, du " rien ", d'arriver à la Forme. Par exemple pour faire une tête généralement on utilise un ovale continu, et on obtient la forme. Là il s'agit non pas d'un trait, mais de plusieurs. De plus ils sont tous différents, mais une fois assemblés ils composent la Forme. Nous pouvons faire le parallèle avec le processus de création qui engendre la vie, il y a en cela beaucoup de similitude. Cette dernière lui ouvrira deux voies majeures pour son processus de création actuel. La première voie est que les possibilités du dessin sont infinies, et que par conséquent on est très loin de les avoir épuisées. La deuxième voie est que cela produit un univers de formes jusque là inconnu, qui se renouvelle perpétuellement. Cette création dans la gestion de formes s'apparente à des " mondes ", à des " Natures ", et des " Bonshommes ", par lesquelles l'artiste voit ces tableaux. La beauté ne résiderait pas dans la qualité du trait, mais plutôt dans la sensibilité avec laquelle on le trace. Mes tableaux sont des découvreurs de formes. |
|  Pensées | "Ce qui compte pour moi en dessin et en peinture, ce n'est pas tant la qualité du trait mais plutôt la sensibilité avec laquelle on le trace." . La beauté ne résiderait pas dans la qualité du trait, mais plutôt dans la sensibilité avec laquelle on le trace." Ce qui compte pour moi en Art c'est qu'une fois le travail de création terminé, nous obtenions un tableau vivant, qui arrête le spectateur, qui l'interpelle. Pour cela il faut qu'un tableau ait une âme, qu'une magie s'en dégage. C'est seulement à ces conditions que je considère mes tableaux réussis..Ce qui fait la qualité des grands tableaux, c'est une conjonction de facteurs que maîtrise l'artiste. Mon travail est monochrome, noir sur blanc, il n'est ni figuratif, ni abstrait, il tend entre les deux.Je devrais pouvoir ne pas en parler, ne pas le justifier, ne pas l'expliquer. Je ne définis pas mon travail, " il est moi ". Lorsque je vois un espace vide, blanc, vierge, que ce soit sur une toile, sur une surface murale, j'imagine que je pourrai y travailler, et si cet espace est grand, cela m'enthousiasme. Pour moi le besoin de dessiner est vital." Que ce soit en peinture, en dessin, en sculpture, ainsi que dans tout autre art, si le travail que vous créez n'a pas d'âme, il ne produit pas cette magie que l'on peut attendre des oeuvres reconnues. Dans ce cas ce n'est pas de l'art, et son concepteur n'est pas un artiste " .Il m'est difficile de croire en la notion de style concernant mon travail. Car pour moi, un style est une sorte de cristallisation, dont on ne peut sortir, et qui de surcroît nous bloque dans notre évolution. Par conséquent je ne suis ni figuratif, ni abstrait, mais seulement en perpétuelle évolution. Mon style me permet cela, car chacun de mes tableaux réinventes un vocabulaire de formes nouvelles, et seule la constante évolution, et la non appartenance à un style donne cette possibilité. Cela est d'autant plus difficile et peu courant que je fais cela avec du dessin." |
|  Matériaux utilisés | Le support est un papier blanc de type craft présenté en rouleaux, peu encombrant et facile à mettre en place. Le médium est un feutre de couleur noir sans alcool.
|
|
| |